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Lactoferrine : immunité et fer, que dit la science ?

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Lactoferrine : immunité et fer, que dit la science ?

En bref

La lactoferrine, une protéine du lait qui capte le fer, est étudiée pour deux usages : soutenir l'immunité, surtout respiratoire, et améliorer le statut en fer avec moins de troubles digestifs que le fer classique. Les preuves sont prometteuses mais mitigées. Intéressante, à confirmer.

Qu'est-ce que la lactoferrine

La lactoferrine est une protéine naturellement présente dans le lait, surtout dans le colostrum, mais aussi dans la salive et les larmes.

Sa particularité, elle capte le fer avec une forte affinité.

En complément, on utilise la lactoferrine bovine, extraite du lait de vache.

Lactoferrine et fer

Parce qu'elle transporte le fer, la lactoferrine pourrait améliorer le statut en fer autrement que les sels de fer classiques.

Une méta-analyse la comparant au sulfate de fer trouve des résultats prometteurs sur l'hémoglobine, avec moins d'effets digestifs.

Nuance, un essai sur 12 semaines n'a montré aucune amélioration significative. Les preuves sont donc mitigées.

Son intérêt principal : une meilleure tolérance digestive quand le fer classique provoque nausées ou constipation.

Lactoferrine et immunité

La lactoferrine a des propriétés antivirales : elle se lie à certains virus et gêne leur entrée dans les cellules.

Elle module aussi l'inflammation et soutient les défenses.

Une méta-analyse trouve une réduction des infections respiratoires dans une partie des études, surtout sur des prises longues, de 3 mois et plus.

Là encore, les résultats sont inconstants d'une étude à l'autre : la piste est intéressante, pas tranchée.

La dose

Dose courante, 100 à 200 mg par jour de lactoferrine bovine.

Immunité, les essais utilisent souvent autour de 200 mg par jour.

Régularité, les bénéfices apparaissent sur des prises prolongées, pas en quelques jours.

Sécurité

La lactoferrine est bien tolérée.

Réserve, elle provient du lait, prudence en cas d'allergie aux protéines de lait de vache.

Le recul reste modéré, avec des études de qualité variable.

Faut-il en prendre

Deux pistes sont intéressantes : mieux tolérer une supplémentation en fer, et soutenir l'immunité en hiver.

Mais les preuves restent émergentes et mitigées.

La lactoferrine ne remplace pas le traitement d'une carence en fer avérée, qui relève d'un avis médical.

Pour aller plus loin : voir nos lactoferrine comparées, et nos guides immunité et carence en fer.

Les solutions liées à cet article

Questions fréquentes

La lactoferrine remplace-t-elle une cure de fer ?

Non. C'est une piste intéressante pour mieux tolérer une supplémentation, car elle donne moins de troubles digestifs, mais les preuves sont mitigées. Elle ne remplace pas le traitement d'une carence en fer avérée, qui relève d'un avis médical.

La lactoferrine aide-t-elle contre les rhumes ?

Elle a des propriétés antivirales et une méta-analyse trouve moins d'infections respiratoires dans une partie des études, surtout sur des prises de 3 mois et plus. Les résultats restent inconstants d'une étude à l'autre.

Quelle dose de lactoferrine prendre ?

Les études utilisent le plus souvent 100 à 200 mg par jour de lactoferrine bovine, avec des bénéfices qui apparaissent sur des prises prolongées plutôt qu'en quelques jours.

À propos de cet article

Rédigé par la rédaction NutreaLAB à partir de sources publiques faisant autorité (NIH, EFSA, ANSES, revues scientifiques). NutreaLAB est un comparateur indépendant : nous ne vendons aucun produit. Ce contenu est informatif et ne constitue pas un avis médical ; il ne remplace pas la consultation d'un professionnel de santé, notamment en cas de traitement, de grossesse ou de pathologie.